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Son parcours
Winpharma selon Olivier
Son expérience winAutopilote
Sa vision
Son parcours

Dans quel contexte vous êtes-vous installé comme titulaire ?

 

J’étais assistant depuis une dizaines d’années à Troyes et j’ai commencé à chercher une officine à reprendre. J’ai déposé une annonce dans ce sens via le site de différents grossistes. Un vendeur m’a rapidement appelé pour me proposer une pharmacie de campagne dont le chiffre d’affaires correspondait à ma fourchette. Une fois sur place, j’y ai vu une belle occasion : la construction était neuve, le bâtiment correctement entretenu, et l’officine était équipée d’Alliadis, le logiciel que j’utilisais depuis le début de ma carrière.

 

 

Avez-vous toujours voulu être pharmacien ?

 

Ce n’était pas du tout le plan ! À la base, je m’imaginais travailler dans un laboratoire d’analyses médicales : j’ai toujours eu un esprit scientifique et j’étais attiré par le domaine biologique. Mais mes professeurs de lycée m’ont conseillé de pousser jusqu’au bac et de viser médecine ou pharma, plutôt qu’un BTS. J’étais jeune, j’avais sauté une classe, et je crois que la lourde responsabilité que j’associais au fait d’être médecin, l’idée d’avoir la vie des gens entre les mains… tout ça m’a fait un peu peur. Alors je suis parti en pharmacie. À l’époque, les facs de médecine et de pharmacie étaient distinctes dès la première année, il fallait faire un choix tout de suite.

 

 

 

Des regrets ?

 

Un peu de frustration, peut-être. J’ai depuis fait l’expérience de cette triste réalité : les médecins sont les dieux du système de santé français. La loi nous autorise à avoir un rôle en tant que pharmaciens, mais nous sommes encore relativement mal acceptés en général : au lieu d’être accueillie par les médecins comme un avis éclairé et complémentaire, l’opinion pharmaceutique est souvent vue comme une critique de leur prescription, quand elle n’est pas prise pour un véritable affront. Les jeunes s’ouvrent un peu plus, mais il y a encore du travail pour que l’on s’organise véritablement autour des patients et des réseaux de santé. Je constate par ailleurs que notre métier devient chaque année un peu plus difficile : ceux qui s’installent aujourd’hui n’ont aucune visibilité, on nous impose des baisses de prix, de marges, il faut renégocier le taux des emprunts, s’adapter aux changements de politiques sur le générique. L’âge d’or des pharmacies est terminé et nous sommes obligés de considérablement revoir nos méthodes.

 

 

Pourquoi avez-vous changé de logiciel de gestion ?

 

En 2012, la scannérisation des ordonnances est devenue obligatoire et je devais réinvestir dans du matériel. Je me suis dit que c’était peut-être aussi l’occasion de changer de logiciel, et je suis allé faire un tour au salon Pharmagora. Un remplaçant m’avait déjà dit du bien de Winpharma. J’ai fait faire des devis par plusieurs éditeurs, puis j’ai assisté à des démonstrations. J’ai vraiment aimé la simplicité, l’ergonomie de Winpharma et la possibilité d’avoir des statistiques sur les ventes sans devoir payer un module supplémentaire comme chez les autres. Depuis, je n’ai jamais regretté mon choix.

Winpharma selon Olivier

Comment avez-vous vécu le passage à Winpharma ?

 

J’appréhendais un peu, bien sûr. J’avais une équipe assez jeune, capable d’apprendre vite... mais les pharmaciens peuvent se montrer assez routiniers, même quand ils sont dans la trentaine !

 

"Le formateur qui s’est occupé de nous était sensationnel – et l’est toujours, car il continue à nous suivre depuis le tout début : bien rodé, très sûr de ses process."

 

J’ai été vite convaincu que le switch pouvait se faire sans douleur, et j’ai pu à mon tour convaincre mes collaboratrices.

 

 

Si vous pouviez donner un conseil à vos consœurs et confrères, quel serait-il ?

 

De ne pas oublier l’importance des amis et des échanges en personne. En prenant le temps de discuter, on réalise que l’on n’est pas seul au monde, que d’autres partagent nos problèmes. Finalement, ce n’est pas si grave que ça, et on peut repartir en prenant la vie du bon côté ! Si l’on est débordé, si l’on n’a pas le temps de connecter avec ses proches, c’est un signal d’alarme : il faut changer quelque chose.

 

 

Avez-vous participé à certains des séminaires annuels de Winpharma ?

 

Après deux ans d’utilisation de mon nouveau logiciel, j’ai décidé d’aller à mon premier séminaire. C’était en octobre 2014 et, depuis, c’est la joie et le bonheur ! J’y ai découvert un vrai lieu de rencontre avec les formateurs, les techniciens, les développeurs, l’équipe de direction et, bien sûr, mes consœurs et confrères. Ce premier séminaire m’a bluffé : en quatre jours, j’ai pu participer à des ateliers, assister à des démonstrations, tester de nouvelles fonctionnalités, donner mon avis sur les évolutions à venir dans des groupes de travail. Il y avait énormément de partage entre pharmaciens, qu’ils soient novices dans leur utilisation du logiciel, comme moi, ou qu’ils aient 15 ans d’expérience derrière eux. Ce séminaire a été pour moi la confirmation définitive que j’avais fait le bon choix en changeant de logiciel. Après ce premier week-end de formation, je n’en ai plus manqué aucun ! Et, à chaque fois, je suis revenu avec plein d’idées.

 

"Dès mon retour, je voulais tout mettre en place tout de suite. Et puis l’année filait et je n’avais eu le temps de rien… J’ai appris à m’organiser, à choisir une ou deux évolutions, à y aller petit à petit."

 

Aujourd’hui, je pense que je n’utilise encore que 10 à 15 % des capacités du logiciel. Mais je progresse !

 

 

En quoi consiste le groupe de travail auquel vous participez ces dernières années ?

 

C’est un groupe de pharmaciens dédié à l’automatisation des commandes. L’équipe Winpharma nous y présente les nouveautés, les futurs axes de développement et nous demande ce dont nous pourrions avoir besoin. C’est un vrai travail collaboratif avec les utilisateurs du logiciel, on peut même parler de co-création. Ce matin encore, nous étions en webinar pour discuter de winAutopilote : nous avons lancé plein d’idées d’amélioration, dont certaines pourront être mises en place dans les semaines à venir. Quand je vois le chemin parcouru depuis trois ans, je suis impressionné. À l’époque, on se concentrait sur une problématique à la fois : gagner de la trésorerie, du temps, améliorer la façon de passer des commandes, diminuer son stock, le nombre de manquants… Aujourd’hui, l’outil permet de faire tout ça à la fois.

Son expérience winAutopilote

Pourquoi vous êtes-vous lancé dans la gestion automatisée des commandes ?

 

En 2018, je n’avais encore que deux préparatrices. En étant ouvert 6 jours sur 7, nous n’étions que deux à l’officine chaque jour. Donc, dès que l’un des deux passait une commande, l’autre se retrouvait seul au comptoir. Le temps de vérifier 50 à 100 lignes, ça peut être très long, surtout en cas de coup de bure ! Le rythme était dur à tenir. Quand Winpharma a commencé à parler de l’automatisation des commandes, je me suis porté volontaire pour être un pharmacien-testeur.

 

"Ma priorité à ce moment-là, c’était vraiment de gagner du temps. Et j’ai été comblé : en l’espace de 4-5 mois, je suis passé de plus de deux heures par jours consacrées au passage des commandes à… 12 minutes par semaine. Non, je ne rigole pas !"

 

J’ai également perdu deux points de stock, soit un gain de trésorerie de près de 40 000 €, sans augmenter le taux de promis et en diminuant les erreurs de stock. Je travaille plus au fil de l’eau, je ne surstocke plus. Je sais que Winpharma a aidé à sauver des pharmacies en difficulté financière grâce à ce module ! Sans ça, elles auraient dû licencier, faire un nouvel emprunt... ou mettre la clé sous la porte.

 

Là où, avant, j’avais trois commandes à préparer (une très grosse le matin, une plus petite dans la matinée puis une autre le soir), je n’en ai plus qu’une, que je peux vérifier en un coup d’œil entre deux clients. Progressivement, j’automatise de plus en plus mon process : si j’ai besoin de modifier les quantités d’une ligne de ma commande, c’est que mon produit est mal paramétré et winAutopilote me permet de changer facilement ces paramétrages. Mon but ultime : rejoindre le rang des pharmacies qui sont à 100 % d’automatisation. 

 

 

Et au plan personnel, que vous a apporté l’automatisation des commandes ?

 

Question piège ! Le temps que je gagne grâce à l’automatisation, j’ai tendance à le réinvestir dans ma vie professionnelle… J’aime approfondir les choses pour mieux faire mon travail. Et j’ai une épouse qui fonctionne comme moi, ce qui n’aide pas à inverser la tendance ! Mais, en y réfléchissant bien, comme je perds moins d’énergie sur des tâches ingrates, j’arrive plus serein et je repars moins stressé. Je le ressens aussi quand je prends des vacances et que je me fais remplacer : savoir que les commandes vont toujours être passées de la même façon m’aide à me détendre. Il y a une nouvelle personne dans l’officine, certes, mais il n’y a que trois lignes de commande à vérifier. Je peux profiter de mes congés sans imaginer la pagaille qui m’attend peut-être en rentrant !

Sa vision

De quoi le monde a-t-il plus besoin aujourd’hui, selon vous ?

 

D’un peu d’apaisement, d’un retour aux sources. Notre monde est de plus en plus vécu au travers d’un écran. Or, l’ordinateur est seulement un outil, une aide. Il n’est pas une fin en soi. Le virtuel transforme tout : on s’énerve plus facilement, on est constamment sollicité et bombardé d’informations. Et, parallèlement, on s’enferme plus facilement dans une vision, dans une posture, parce qu’on ne se parle plus vraiment.

 

"La surabondance de moyens de communication nous amène paradoxalement à un manque de compréhension et de patience, voire à de l’irrespect et à de la violence. Décollons nos yeux des ordinateurs !"

 

Le jour où il y a une panne d’électricité, ce n’est pas parce que je ne peux plus gérer le tiers-payant que je vais arrêter soudainement de conseiller mes clients. Je ne suis pas perdu, car je sais que je n’ai pas besoin de mon ordinateur pour continuer à aider mon prochain.